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Ségolène Royal - Présidente ?
French Listening Comprehension
Transcript

Here is the transcript of the discussion with Ségolène Royal which you can read before, while, or after listening to the audio file.

Il y a eu une visite à l'Hôtel de ville, suivie ensuite d'une rencontre avec le club - j'allais dire « de femmes » et j'aime pas trop ce mot-là ; mais enfin de personnes de sexe féminin qui s'est constitué...

Avoir une femme présidente, à mon avis ce serait une bonne chose parce que jusqu'à maintenant il y a pas eu grand-chose de fait, il y a pas d'idées nouvelles, il y a rien et j'espère qu'avec Ségolène Royal, ça va changer.
Moi, je suis intimement persuadé que être une femme en politique aujourd'hui, c'est un véritable atout, voire même un véritable plus. Je crois que pour la plupart de nos concitoyens - ils semblent d'ailleurs peut-être plus en avance que le milieu politique - le fait qu'une femme aujourd'hui en France puisse concourir à la présidentielle est une chose qui est considérée comme complètement légitime. En plus, les Français sont pas totalement sourds et aveugles, ils constatent qu'en Allemagne, ils constatent par exemple au Chili - vous vous souvenez que Ségolène Royal est allée apporter son soutien à Michèle Bachelet -, ils constatent que les femmes occupent de plus en plus des rôles importants dans la vie politique. Et je crois que, non, ça ne choque personne qu'une femme puisse être présidente de la république française. Je crois même que de plus en plus des gens - des hommes comme des femmes d'ailleurs - considèrent que ça peut être un véritable atout que d'avoir une femme à l'Elysée, qui peut-être s'occupera plus concrètement de leur quotidien et de l'avenir très pratique des Français. D'ailleurs c'est le sens de toutes les interventions de Ségolène Royal.
La politique, c'est des valeurs. La politique, c'est ensuite de l'action efficace. Et moi, je pense qu'il y a un lien très direct entre la qualité du fonctionnement démocratique d'un pays et l'efficacité de l'action politique ; que les citoyens sont arrivés depuis longtemps à maturité et qu'ils ont envie de participer aux décisions qui les concernent. Et je crois qu'il faudra mettre de la démocratie participative partout, que ce soit les référendums d'initiatives populaires, que ce soit le système des jurys de citoyens qui fonctionne dans d'autres pays d'Europe ou en Amérique latine ; que ce soit le budget participatif, c'est-à-dire faire voter les citoyens sur une partie de l'utilisation de leurs impôts. Parce que je crois qu'il y a un gros doute sur l'efficacité de la dépense publique. On le sait puisque le pouvoir d'achat diminue, la hausse du coût de l'énergie aussi, donc les gens, ils sont pressurés de tous les côtés, et donc le paiement de l'impôt est un acte que l'on dit citoyen et justement sur lequel parfois il y a un gros doute sur l'utilisation de la dépense publique.
Alors je pense qu'il faudra franchir cette étape très importante et faire voter par les citoyens une partie de la dépense des budgets locaux, des budgets régionaux, des budgets municipaux, des budgets départementaux - sur des thèmes qui seront définis par les élus car je pense qu'il n'y a pas d'opposition entre cette démocratie participative, où les citoyens prennent pleinement l'utilisation de leur citoyenneté et la démocratie représentative, celle de la responsabilité des élus. Au contraire, je pense que nous exerçons encore mieux nos responsabilités d'élus si l'on est capable de déléguer aux citoyens une partie des responsabilités.
Alors parfois ça fait peur. On se dit, mais quand même, les citoyens, finalement ils viennent que pour rouspéter - on le voit dans nos permanences - ou pour manifester ou pour demander des trains sans vouloir les gares. On le voit sur les problèmes d'environnement, ou avoir des déchets sans vouloir les lieux d'élimination des déchets. On entend tout cela et puis on entend aussi beaucoup d'élus dire : « Et puis ça suffit, on se présente tous les cinq ans, tous les six ans, eh bien s'ils sont pas contents, ils nous changent ». Mais je pense que cette époque-là est révolue. Moi, je crois que si l'on veut revifier la démocratie, si l'on veut redonner envie aux gens de venir voter, si l'on veut faire en sorte d'être plus intelligents collectivement, je l'ai dit tout à l'heure, alors la démocratie participative est un élément très important d'une meileure façon pour les élus de prendre les décisions qui concernent les citoyens.

Nous votons pour la désignation de tous nos candidats à toutes nos élections, nous votons pour le Premier secrétaire national François Hollande ou le Premier secrétaire fédéral. Même dans la moindre section, les militants votent pour désigner le Premier secrétaire. Donc, vous voyez qu'on a une tradition de vote qui est un petit peu lourde aussi, il faut le reconnaître. Moi, je suis extrêmement confiant. Je crois que les militants socialistes et le Parti Socialiste en règle générale n'est pas un parti caporalisé par des petits chefs. Je crois que les militants socialistes sont des gens qui sont insérés dans la société. Ils sont comme les Français. Ils ont très probablement, bon, les mêmes tendances, les mêmes penchants que l'ensemble des électeurs de gauche, faut pas croire. Vous savez, les petits caporaux qui sont dépositaires du pouvoir de quelques coteries, je crois que, bon, l'époque est en train de se finir et que au Parti Socialiste aussi, au travers un peu de cette échéance politique nationale qui concerne tous les Français, je crois qu'on aura le souhait aussi de tourner un peu la page.

Je vois tous ceux qui se lèvent, tous ceux qui viennent, tous ceux qui ont envie que ça change, tous ceux qui ont envie d'entrer dans une autre époque, et tous ceux qui ont compris aussi qu'il y avait une articulation à trouver entre la simplicité dans l'exercice du pouvoir, l'attention portée aux autres, la capacité d'écouter pour agir juste, et en même temps la détermination politique au moment où l'on a défini les actions qu'il fallait conduire, le courage politique et la volonté de changer. Et donc si on démultiplie sur l'ensemble du territoire à la fois ce type de méthode et ce souci de l'efficacité dans l'action politique plus le fait de s'imposer l'obligation de rendre des comptes, alors je crois que les gens reprendront goût à la politique.

  

Ségolène Royal   part 1 / part 2
French Listening Comprehension Exercise
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Transcript     Translation

Opponent: Nicolas Sarkozy

2007 French Presidential Elections

Audio report courtesy of LaGuinguette
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