Les Galeries Lafayette
French Listening Comprehension
Transcript and Translation
Transcript and translation of the report on les Galeries Lafayette, which you can read before, while, or after listening to the audio file.
| Direction le boulevard Haussmann à Paris où se trouvent, juste derrière l'Opéra, les célèbres Galeries Lafayette,* bâtiment gigantesque fréquenté chaque jour par plus de quatre-vingt mille personnes. Rien que pour son architecture, le magasin vaut le détour. | [We're heading] toward boulevard Haussmann in Paris where, just behind the Opera House, the famous Galeries Lafayette, a giant building visited every day by more than eighty thousand people, is located. The store is worth the trip just for its architecture. |
| Le majestueux escalier et la coupole de type néo-byzantin sont l'oeuvre de l'architecte Ferdinand Chanut qui a conçu le grand magasin comme un bazar oriental, le fouillis des marchandises et des rayons devant faire tourner la tête aux clientes. | The imposing staircase and Neo-Byzantine cupola are the work of architect Ferdinand Chanut who imagined the department store as an Oriental bazaar; the muddle of merchandise and the departments were supposed to make (female) customers' heads spin. |
| Philippe Houzé, co-président du directoire du groupe Galeries Lafayette – qui gère également le Bazar de l'Hôtel de Ville (le BHV) et la chaîne des Monoprix – est donc à la tête du plus grand magasin de France, magasin qui est le symbole de l'élégance et du bon goût français. | Philippe Houzé, co-president of the board of directors of the Galeries Lafayette group – which also manages the Bazar de l'Hôtel de Ville (the BHV) and the Monoprix chain – is therefore at the head of the biggest store in France, a store which symbolizes French elegance and good taste. |
| Philippe Houzé : C'est une chance et à la fois un grand défi, parce que c'est une histoire qui est aujourd'hui pour les Galeries plus que centenaire, pour Monoprix soixante-dix ans déjà ; Monoprix plutôt les produits du quotidien, mais toujours avec cette vocation de qualité et ce que j'appelle aussi avec un rapport plaisir-prix supérieur. Et pour les Galeries Lafayette, cette volonté de démocratiser la mode, c'est-à-dire de rendre accessible au plus grand nombre la mode des créateurs, des couturiers, des grandes marques nationales et internationales. C'est fou, c'est fabuleux, parce que, comme disait Cocteau* : « La mode, c'est ce qui se démode ». Donc, tous les jours, c'est un nouveau défi que nous avons à relever. | Philippe Houzé: It's luck and at the same time a great challenge, because the Galeries today have more than a hundred years of history, Monoprix [has] 70 years already; Monoprix [is] more [for] everyday products, but always with the purpose of quality and also what I call a superior pleasure/price ratio. And for the Galeries Lafayette, this desire to make fashion available to everyone; that is, to make the fashion of creators, fashion designers, the big national and international brands accessible to the greatest number. It's crazy, it's fabulous, because, as Cocteau said, "Fashion is what becomes unfashionable." So every day, it's a new challenge that we have to face. |
| Les Galeries Lafayette, c'est avant tout l'histoire d'une famille qui a décidé de s'implanter dans le neuvième arrondissement de Paris. Philippe Houzé nous explique l'origine du nom du magasin. | Galeries Lafayette is above all the story of a family that decided to install itself in the ninth arrondissement in Paris. Philippe Houzé explains the origin of the store's name to us. |
| L'arrière-grand-père de mon épouse, Théophile Bader, qui a créé les Galeries Lafayette avec son cousin Alphonse Kahn en 1895, avait choisi le coin de la rue de Lafayette et de la rue de la Chaussée-d'Antin pour y installer une petite boutique qu'on appelait à l'époque de colifichets. Colifichets, ce sont les accessoires de mode. On commençait, à l'époque on vendait beaucoup de dentelles, et il a commencé par les dentelles ; il est allé ensuite vers les robes. Il prenait beaucoup de risques. | My wife's great-grandfather, Théophile Bader, who created the Galeries Lafayette with his cousin Alphonse Kahn in 1895, had chosen the corner of rue de Lafayette and rue de la Chaussée-d'Antin to set up a small store there for what they called at the time "baubles." Baubles are fashion accessories. They started, at the time a lot of lace was sold, and he started with lace; then he went to dresses. He took a lot of risks. |
| C'était un grand entrepreneur et il avait ce sens, et c'est lui qui a créé chez nous ce sens de la démocratisation des modes. Il allait par exemple le dimanche aux courses avec que qu'on appellerait aujourd'hui des stylistes qui croquaient les tenues de ces dames élégantes, qui, la nuit, dans ses ateliers de la rue de Provence et de la rue Taitbout, étaient confectionnées pour le lundi matin sortir dans les vitrines à des prix accessibles aux midinettes. | He was a great businessman and he had sense, and he was the one who instilled in us this sense of making fashion available to everyone. For example, on Sundays he would go to the races with what we'd call today designers who would sketch these elegant women's clothes, which, at night, in their workshops on rue de Provence and rue Taitbout, were to go out in the shop windows Monday morning at prices accessible to shopgirls. |
| Les midinettes étant ces femmes qui travaillaient dans le quartier et qui venaient, et qui déjeunaient d'une dînette à l'heure de midi en venant regarder tout ce qui se faisait de mode dans le quartier. Et alors qu'il a été le dernier à ouvrir un grand magasin, puisque ses ancêtres, le premier, le Bon Marché, 1850 ; la Samaritaine, 1860 ; le Printemps, [18]70. On dit aujourd'hui : le plus jeune des grands magasins. C'était en fait le dernier ouvert. Il a été le plus innovant, le plus mode, le plus entreprenant et, ben, on essaye, nous, modestement, au quotidien, de poursuivre son projet ; on dirait aujourd'hui sa mission d'entreprise. | Shopgirls were women who worked in the neighborhood and who came, and who had a bite to eat at noon while coming to watch everything that was happening in fashion in the neighborhood. And whereas he was the last to open a department store, since his ancestors, the first, Bon Marché, 1850; the Samaritaine, 1860; Printemps, 1870. They say today, "the youngest of the department stores." In fact it was the last one opened. It was the most innovative, the most fashionable, the most enterprising, and, well, we try, modestly, day to day, to continue his project; today we would say his business mission. |
| Théophile Bader est donc en quelque sorte à l'origine de ce que l'on appelle depuis longtemps le prêt-à-porter. Mais dans les années [19]60, les usines de fabrication des produits Galeries Lafayette ont été fermées avec l'arrivée dans le magasin des articles créés par les grands de la mode. | So Théophile Bader is in some sense at the origin of what we've called for a long time ready-to-wear clothing. But in the 60s, the factories that made Galeries Lafayette-brand products were closed with the arrival in the store of products created by fashion greats. |
| On a perdu un peu cet esprit, parce que la grande masse du prêt-à-porter, des produits étrangers d'importation, et cetera, nous ont fait perdre un peu cette notion que nous sommes en train de redécouvrir aux Galeries avec la présence des créateurs, avec notre volonté sous la griffe Galeries Lafayette de redémocratiser cette mode et de présenter de façon accessible sur le plan des prix, des produits sympas, pas chers et renouvelables. | We've lost a bit of this spirit, because the great mass of ready-to-wear, of foreign import products, etc., made us lose a bit of this notion that we are now rediscovering in the Galeries with the presence of designers, with our wish under the Galeries Lafayette label to make this fashion again accessible to everyone and to offer attractive, inexpensive, and reusable products in an attainable way. |
| Les Parisiens, les provinciaux et les touristes du monde entier continuent à se diriger vers le grand magasin du boulevard Haussmann pour y faire leurs courses, car, comme le rappelle la publicité : « A tout instant, il se passe quelque chose aux Galeries Lafayette ». | Parisians, people from the country, and tourists from the entire world continue to head toward the department store on boulevard Haussmann to do their shopping there, since, as the ad reminds you, "At any moment, there's something happening at Galeries Lafayette." |
*Additional information can be found in the study guide.
| Les Galeries Lafayette French Listening Comprehension Exercise |
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