1. Education

Les Bistrots à Paris
French Listening Comprehension
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Transcript of the report on bistros in Paris, which you can read before, while, or after listening to the audio file.

Aux abords du jardin du Luxembourg, mais aussi place du Tertre à Montmartre ou encore boulevard Saint-Germain, rive gauche, s'il fallait brosser le portrait du bistrot parisien, ça ressemblerait à quelque chose comme ça.
C'est un bistrot avec un zinc. Il y a toujours des gens au comptoir. Les habitués sont autour du bar, ils tiennent la salle. Le cafetier connaît les gens, les appelle par leur nom. C'est souvent un bistrot du coin et au coin vraiment, c'est-à-dire qui est au coin de deux rues, dans des endroits parfois inattendus pour un commerce. Le décor, les banquettes en moleskine en général, des petites tables, des petits guéridons – un guéridon, ça veut dire que c'est rond – et des chaises de Thonet,* des chaises en bois moulé. Voilà. On va dire que ça, c'est le typique bistrot parisien. Parfois des tables en marbre avec des pieds en fer forgé.
Mais, au fait, que boit-on dans les bistrots parisiens ?
On boit énormément de café, de café et de thé. Ça c'est évident, c'est la base. On boit beaucoup d'eau et on boit de moins en moins de boissons alcoolisées dans la journée. Les Français boivent moins de vin. Or, aujourd'hui, le vin au bar est moins cher qu'un café. On vient pas dans un café pour boire. On vient dans un café pour l'atmosphère, pour rencontrer des gens, faire une pause entre deux moments de sa journée. La définition du café parisien, c'est l'espace de liberté. C'est un lieu social d'abord.
Hervé Dijols, le patron du bar le Malakoff, place du Trocadéro à Paris.
Il y a eu une évolution. Auparavant, effectivement, les bistrots étaient, tout au moins du côté populaire – ce qui n'est pas péjoratif –, un endroit où on prenait l'apéritif. Aujourd'hui, ça tend à disparaître parce que il est de moins en moins consommé d'apéritifs. Pourquoi ? Parce que, ben, d'une part, cette population un peu plus populaire a tendance à disparaître ou à évoluer tout simplement vers le haut.
On conserve effectivement la consommation du café, la consommation des sodas et également la consommation des cocktails, notamment dans les bars un peu tendance qui ont l'habitude de servir ce genre de boisson à partir de dix-huit heures jusqu'à vingt-deux heures ou minuit. Donc effectivement, il y a une évolution certaine, une évolution mode. Il reste effectivement très peu de bistrots classiques, parce qu'ils ne sont pas viables. S'ils veulent effectivement agrandir l'éventail de leur clientèle, ils sont obligés eux-mêmes d'évoluer en proposant, eh bien, un éventail de prestations plus élargi que ce qu'elles étaient auparavant.
À tel point qu'un bistrot aujourd'hui ne peut plus se permettre de ne pas offrir la possibilité de manger ne serait-ce qu'un morceau.
Ceux qui ne servaient pratiquement que du liquide et un peu de snack ont pratiquement disparu. Mais c'est vrai qu'aux jours d'aujourd'hui, il y a une évolution vers plutôt les bistrots brasseries. Nous, on a un service continu qui commence aux alentours de midi et qui finit à minuit, une heure du matin, mélangé entre ce qu'on appelait auparavant la limonade,* c'est-à-dire le liquide, et la petite brasserie qui vous permet de manger un croque-monsieur, un sandwich ou un plat de viande tel qu'un filet de boeuf, une entrecôte.
Dans un an, l'interdiction de fumer s'appliquera partout en France, y compris aux douze mille cafés établis dans Paris intra muros. Ce qui devrait accentuer la métamorphose du mythe et de sa clientèle. Hervé Dijols, également vice-président du Syndicat national des Restaurateurs, des Limonadiers et des Hôteliers.
Ça sera un souci, je pense, pour les gens qui ont des comptoirs et des comptoirs populaires. Mais je pense que l'évolution se fera assez rapidement parce que les Français, mise à part une minorité, hein, ils sont préparés à cette évolution. Lorsqu'on a vu faire demi-tour pas mal de fois la clientèle étrangère dans notre établissement, on a commencé à se poser la question. Je trouve que c'est une bonne décision. Là je parle en tant que chef d'entreprise. Elle sera rapidement absorbée. Je pense qu'il y aura un délai d'accoutumance d'environ deux, trois mois et qu'ensuite, au contraire, ça risque de toucher une clientèle qui ne venait plus dans nos établissements, car on avait effectivement la réputation d'être des lieux dits enfumés.

*Additional information can be found in the study guide.
 

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Sound files and transcript were originally published in
Champs-Élysées audiomagazine (read my review)
and were published here with the permission of Champs-Elysées, Inc.
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