2007 French Presidential Elections
French Listening Comprehension
Transcript
Transcript of the report on the 2007 French presidential elections, which you can read before, while, or after listening to the audio file.
| Champs-Élysées, politique. |
| Le 6 mai 2007, les Français auront élu leur nouveau président de la République. Et cette élection présidentielle est leur premier grand rendez-vous électoral de l'an prochain, Bernard Poirette. En fait, cinq élections étaient prévues en 2007, successivement municipales, cantonales, présidentielle, législatives et enfin sénatoriales.* |
| Très sagement, le Conseil constitutionnel* a choisi de modifier le calendrier électoral. Les municipales, les cantonales et les sénatoriales sont donc repoussées d'un an. Restent deux scrutins, les plus importants pour la vie publique en France, à commencer par le choix du nouveau président qui s'effectuera sur deux tours,* le 22 avril, puis le 6 mai. |
| À ce jour, trente-huit candidats se sont déjà auto-déclarés, alors même que certains poids lourds, comme Nicolas Sarkozy ou François Bayrou, ne sont pas encore officiellement en course. Car tout Français de vingt-trois ans au moins peut prétendre à devenir président. Le dernier candidat recensé s'appelle Gérard Schivardi, pour le Parti trotskiste des Travailleurs.* Ne riez pas : le candidat de ce parti avait recueilli 0,47 % des voix au premier tour en 2002. Cette année-là, il y avait seize candidats le 21 avril et donc éparpillement automatique des suffrages. Pourtant, existe un garde-fou : la fameuse règle des cinq cents signatures. |
| La loi électorale est claire : pour être candidat, il faut fournir – au plus tard le 15 mars – cinq cents signatures d'élus venant de trente départements au moins.* Cette liste est nominative et publique. D'ores et déjà, certains petits candidats, à l'extrême gauche ou à l'extrême droite, ont bien du mal à arracher ces parrainages. Car les parrains ont été fortement douchés voici cinq ans. Le grand nombre de candidats du premier tour a joué en défaveur de Lionel Jospin, battu par Jean-Marie Le Pen de seulement trois cent soixante-douze mille voix.* |
| Cette année donc, la chasse aux soutiens est doublement difficile, même pour une formation structurée comme le Front National. Parrainer Jean-Marie Le Pen reste en quelque sorte infamant, alors même que le président du Front est crédité d'au moins quinze pour cent d'intentions de vote. Qu'il ne soit pas au premier tour semble impensable, ce qui a amené récemment Bernard Accoyer, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, à faire cette déclaration : |
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Bernard Accoyer : Je pense que lorsque quelqu'un représente, et c'est le cas bien que je lutte contre ses idées, lorsque quelqu'un représente beaucoup de monde en France, ce qui est le cas, il est effectivement normal, naturel, je le pense même bon pour la santé de la démocratie, qu'il puisse s'exprimer au premier tour de l'élection présidentielle. C'est mon sentiment. Maintenant, les électeurs en décideront. |
| Aucune consigne n'a été donnée aux élus UMP pour qu'ils donnent préférentiellement leur signature à quiconque. Ils sont dans leur liberté. Naturellement, ils donneront massivement leurs signatures pour le candidat qui sera soutenu par l'UMP, mais encore une fois, c'est de leur responsabilité et de leur indépendance de se prononcer. |
| En résumé, des élus de l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, pourraient voler au secours du Front National au nom de la démocratie. Nous verrons bien. Toujours est-il que cette règle des cinq cents parrainages, mise en place en 1976, semble désormais un peu courte. Le Conseil constitutionnel en a pris conscience et envisage un doublement de ce seuil fatidique. D'ores et déjà, toutes les formations politiques secondaires hurlent au scandale et à la dictature rampante des deux grands, le PS et l'UMP. |
| En tout cas, rien ne dit qu'un faible nombre de candidats garantirait une plus forte participation. Comme aux États-Unis, les élections françaises sont gangrenées par une abstention de plus en plus importante : plus de vingt-huit pour cent au premier tour de la dernière présidentielle, et encore presque vingt pour cent au second tour, alors que le danger d'extrême droite menaçait le pays.* Et l'an prochain, en plus, l'élection se déroule en plein pendant les vacances de Pâques. Beaucoup d'électeurs absents oublieront, comme d'habitude, de donner procuration à un proche. |
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Quoi qu'il en soit, le 6 mai 2007, la France aura un nouveau président ou une nouvelle présidente qui entrera en fonction dix jours plus tard. Ensuite, les 10 et 17 juin, retour aux urnes pour l'élection des cinq cent soixante-dix-sept députés* de la République, avec sans doute une participation encore plus faible. D'où l'idée qui fait tout doucement son chemin en France : pourquoi ne pas rendre le vote obligatoire ? Ainsi, nous ne ferions qu'imiter la Belgique, le Luxembourg ou la Grèce, membres à part entière de l'Union Européenne. |
*Additional information can be found in the study guide.
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